A l'issue de législatives anticipée encore plus serrée que prévue, la CDU-CSU arrivait en tête, mais sans majorité. Angela Merkel a reconnu que ces estimations empêchaient les chrétiens-démocrates de former une coalition majoritaire "noire-jaune" avec les libéraux, comme ils l'espéraient.

Quant au chancelier sortant social-démocrate, il refusait de concéder la défaite, se disant en mesure de conduire le prochain gouvernement. Gerhard Schröder a ainsi exclu hier de soutenir, avec son parti social-démocrate (SPD), une éventuelle nomination d'Angela Merkel au poste de chancelier d'Allemagne. A l'instar de sa rivale conservatrice, il s'est dit prêt à ouvrir des négociations avec tous les partis à l'exclusion du Linkspartei. Oskar Lafontaine, dissident du SPD et leader du nouveau Parti de gauche a de toute façon exclu toute alliance.

D’après l’agence Reuters, nous devons attendre à une "grande coalition" entre la CDU et le SPD, sous la direction d'Angela Merkel. Et, si ce nouveau gouvernement se révèle introuvable, et que le Bundestag échoue par trois fois à se choisir un chancelier à la majorité absolue, le président Horst Kohler peut désigner un gouvernement minoritaire, dirigé par un chancelier n'ayant que la majorité simple.

D’après RFI, L'ex-chancelier serait prêt à se retirer au profit d'un candidat conservateur si Angela Merkel abandonne son poste. Une coalition gauche droite serait alors envisageable. ce pourrait être sans l'un et sans l'autre.