Ce budget de 3,7 milliards d’euros avec des dépenses en progression de +11,7% est marqué par une hausse des taux de la fiscalité de +23% après les +24% en 2005. De plus, la création de l’Agence foncière régionale va entraîner des prélèvements supplémentaires spécifiques qui vont s’ajouter à la hausse de +23 % (5€ par habitant et par entreprise).

Avec des dépenses de fonctionnement qui augmentent de + 33 % et des investissements qui baissent de - 5%, ce budget alourdit la gestion et ne prépare en rien son avenir.

Et pourtant, la gauche régionale ne peut pas dire que l’Etat se désengage, puisque les dotations progressent de + 22% par rapport à 2005 et à périmètre constant, de +2,1%, soit plus que l’inflation.

Entre 2005 et 2006 les crédits de paiement en investissement diminuent dans l’ensemble des secteurs clés de notre région :

  • L’amélioration de la sécurité dans les transports communs : -25%
  • La rénovation du matériel roulant dans les transports en commun : -30%
  • L’apprentissage et la formation continue : - 34 %
  • La sécurité : -20 %
  • La sécurité dans les lycées :-23 %
  • La politique de la ville : - 12%

En revanche, les dépenses de communication et les frais généraux explosent + 8 % au détriment des investissements dans les domaines fondamentaux que sont les transports, l’enseignement, la formation, la sécurité…

Ainsi, la Région perdra encore en attractivité alors que la compétition avec les agglomérations de Londres, Francfort ou de Barcelone s’accroît. L’activité économique et l’emploi seront les premières victimes de ce budget dramatique pour les Franciliens et pour les entreprises…