Une volonté de dialogue que « Dominique de Villepin va concrétiser en recevant aujourd’hui des chefs d’entreprise et des jeunes » a tenu à souligner le secrétaire général délégué avant de relever qu’à plusieurs reprises, le Premier ministre avait tendu la main ces derniers jours. Interrogé sur une éventuelle initiative du chef de l’Etat, il a redit « qu’il appartenait au président de la République et à lui seul de déterminer à la fois le ton, les mots et le calendrier de ses interventions ».

Pour Luc Chatel, « le retrait du CPE signifierait le statut quo, accepter la fatalité du chômage des jeunes et renoncer à réformer en profondeur un système qui laisse un jeune sur quatre au bord du chemin ». « C’est le système actuel qui est précaire, c’est l’avenir des jeunes qui est en jeu » a-t-il lancé. Et d’insister pour dire que si « l’UMP est solidaire du gouvernement », elle reste attentive à ce « les fils du dialogue soient renoués ». Il s’est réjoui qu’un certain nombre de voix à l’UMP se soient exprimées pour faire des propositions d’assouplissement de nature à lever les inquiétudes et répondre aux interrogations des jeunes.