La France a le droit de choisir ses immigrés". Invité, jeudi du journal de 20 heures de TF1, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a prôné sa politique d'"immigration choisie", thème central de son projet de loi qui sera examiné mardi par l'Assemblée.

Et pour mieux la défendre, il a passé "en revue" les autres solutions pour mieux les repousser. Ainsi, "l'immigration zéro, "pas possible techniquement, ni souhaitable pour les Français". Au sujet de "la politique de l'immigration qui a été menée depuis 30 ans", il s'est déclaré fermement "opposé à toute régularisation massive, comme les socialistes l'ont fait, car cela ferait un appel d'air colossal".

"Des droits et des devoirs"

La voix très calme, presque suave, le numéro 2 du gouvernement a insisté : "j'essaye de faire les choses avec humanité, fermeté et avec du bon sens". Selon lui, l'"immigration choisie", permettra de lutter contre la "xénophobie" et d'éviter des "événements" comme ceux qui ont éclaté en novembre dernier dans les banlieues. "Si je ne mène pas cette politique, il ne faudra pas se plaindre que les tentations xénophobes, que le racisme, l'intégrisme se développent dans nos quartiers. Il ne faudra pas se plaindre d'avoir de nouveau des événements comme en novembre", a-t-il affirmé.

Et de s'interroger : "Pourquoi la France serait-elle la seule démocratie à ne pas choisir ses immigrés dès lors qu'il y a pour eux un emploi et un logement ?" Appelant à la "responsabilité", le ministre de l'Intérieur a déclaré : "ce n'est pas à la France de s'adapter aux autres cultures". "Il a répété : "quand on veut venir en France, la moindre des choses c'est de l'aimer et de la respecter". Et d'insister sur l'obligation du contrat d'intégration : "L'intégration, c'est des droits et des devoirs".