Il est regrettable que l’Assemblée Nationale ne comporte aujourd’hui que 12 % de femmes.

Il appartient aux partis politiques de faire preuve de courage pour les imposer. Mai la loi sur la parité ne doit être qu’un passage obligé. A long terme, elle ne doit plus avoir de raison d’être, le seul critère de sélection devant rester la compétence des élus.

Quels sont les conseils que vous donneriez aux femmes qui veulent entrer en politique ?

La politique est actuellement critiquée par les français. Le fort taux d’abstention aux élections en est la démonstration.

Ce rejet est encore plus important chez les femmes qui sont peu engagées tant dans les partis politiques qu’au moment des élections.

Je crois que les femmes ont là un grand rôle à jouer et je ne peux que les encourager à rejoindre les partis. Le monde politique pourrait évoluer grâce à elle.

Pour avoir réuni un groupe d’environ 300 femmes lors des dernières campagnes électorales (présidentielles et législatives) je peux attester que les femmes s’engagent par conviction mais sont souvent déçues par les partis politiques.

Ces déceptions sont malheureusement le lot quotidien de la politique. Pour faire face à ce monde difficile, il nous faut toujours et sans cesse penser et espérer qu’un engagement sincère en faveur de l’intérêt collectif peut davantage humaniser la société.

Comment aménager vie politique, vie familiale et vie professionnelle ?

Cumuler une vie professionnelle avec un mandat politique n’est pas aisé. Il faut incontestablement être très organisé, aller à l’essentiel et y consacrer de nombreuses heures.

Ce cumul est une réelle richesse pour un engagement politique.

Un sentiment de culpabilité, un encombrement cérébral, en sont cependant les conséquences. Mais cela rend la vie plus passionnante et nous rend, je crois, plus efficace.

Tous ces domaines nous apportent un certain recul et une grande liberté.

L’engagement politique n’est pas forcément au centre de la vie mais s’articule avec d’autres vies.