Rondot parle enfin
Par Cybermilitant UMP, lundi 15 mai 2006 à 12:13 :: Actualités :: #298 :: rss

Celui par qui le scandale Clearstream a frappé de plein fouet le gouvernement est revenu sur les faits dans une interview parue hier dans Le Journal du Dimanche. Alors que le général Philippe Rondot disculpe Villepin et Chirac, l’opposition ratisse large avant le débat de demain sur la motion de censure.
L’ancien agent spécial Philippe Rondot est sorti de sa réserve pour accorder un entretien au Journal du Dimanche, paru dans son édition d'hier. Le général Rondot, à la retraite depuis la fin 2005, a fait couler beaucoup d’encre depuis le début de l’affaire Clearstream. Cet homme du secret avait déposé fin mars auprès des juges d'Huy et Pons, chargés de l’instruction. Son procès-verbal, repris par plusieurs médias, mettait en cause l’intégrité de Dominique de Villepin et de Jacques Chirac. Le général a souhaité les disculper formellement et estimé qu’à présent "il y a trop de fuites, trop de manipulations, trop de publications tronquées de mes écrits ou de mes propos". Selon lui, le Premier ministre est de "bonne foi". Alors que les médias lui avaient prêté une déclaration selon laquelle Dominique de Villepin lui aurait demandé de fouiller tout particulièrement dans les affaires sales de l’actuel ministre de l’Intérieur, Philippe Rondot a affirmé qu’il "n'a jamais été question d'enquêter sur Nicolas Sarkozy". Concernant l’histoire du compte nippon du Président de la République, il est formel : "Il n'y a pas de compte de Jacques Chirac au Japon".
Bayrou en renfort pour la censure Convoqué par les juges les 18 et 22 mai, le général Rondot dit qu’il ne se présentera pas car il n’a plus confiance : "je ne crois plus dans l'instruction menée par ces juges". Il explique que pendant sa première audition, "longue et éprouvante", il était "décontenancé". "Sans pouvoir me référer à mes documents", il a fait "quelques confusions", se justifie-t-il. Egalement : "j'ai été traité de menteur, ils m'ont menacé et considéré comme un voyou. Ca m'a choqué". Et il ajoute : "si on veut m'y conduire de force, ce qui est vraisemblable, je refuserai de répondre aux questions". Sans savoir encore si ces déclarations donneront à Villepin une bouffée d’air, l’opposition continue de battre le rappel dans la perspective du débat sur la motion de censure, qui aura lieu demain à l’Assemblée. Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a ainsi déclaré : "Tous les députés qui veulent voter la censure seront les bienvenus. Ils auront rendu service à leur pays". Il a obtenu du renfort en la personne de François Bayrou. Invité hier soir du JT de TF1, le président de l’UDF a annoncé qu’il voterait la censure et a dit espérer que les députés de son parti le suivent. Pour autant, la motion de censure ne sera certainement pas adoptée, l’UMP détenant une majorité absolue à l’Assemblée.





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