Dans un courrier adressé au Garde des Sceaux, le ministre de l’Intérieur dénonce des « faits de provocation à la haine ou à la violence à l'égard de personnes à raison de leur appartenance à (...) une religion et d'injure publique à l'égard (...) d'un groupe de personnes à raison de (...) leur appartenance à (...) une religion déterminée ». Selon lui, il s’agit de « faits répétés imputables à un groupe d'individus apparemment bien structurés et déterminés (qui) peuvent laisser craindre, si la diffusion de leur site Internet ne faisait pas l'objet d'une interdiction judiciaire dans les plus brefs délais, la survenance d'événements dont l'importance nuirait gravement à l'ordre public ».

A cette demande, Pascal Clément a fait savoir qu’il avait saisi le Parquet de Paris afin « d'examiner le contenu du site internet », précisant qu’il reviendrait à celui-ci de déterminer « quelles suites légales donner ».