Il a par la suite adressé aux préfets une circulaire permettant de trouver au cas par cas des solutions humaines à chacune des situations qui se pose ». Ce qui signifie, « organiser dans les meilleures conditions possibles un retour volontaire avec des aides financières qui seront accrues pour les familles, mais aussi bloquer les expulsions lorsqu’il se trouve que l’enfant n’a aucun lien avec son pays d’origine ».

Valérie Pécresse a appelé à la vigilance face à la « prise en otage politique » de ces enfants, « qui risquent de mettre en difficulté leurs familles, et de les mettre eux-mêmes en difficulté lorsque leur cas sera examiné par les commissions préfectorales ». « S’ils sont poussés à la faute par un certain nombre d’associations, la régularisation de leur situation sera beaucoup plus difficile à obtenir » a-t-elle prévenu.

Elle a justifié le refus du gouvernement de « toute régularisation systémique des enfants scolarisés sans papiers », qui ouvrirait « une nouvelle filière clandestine en France. Utiliser des enfants pour obtenir des papiers conduirait à « une objectivation des enfants, intolérable dans un pays des droits de l’Homme » a-t-elle fait valoir.