Un sentiment que n’est pas loin de partager les sympathisants du PS eux-mêmes puisqu’une faible majorité d’entre eux (55%) se déclare prêt à voter pour le candidat PS en 2007. Ils sont aussi respectivement 53% et 59% à trouver le projet socialiste ni ambitieux, ni imaginatif.

A cet éclairage de l’opinion ont succédé les déclarations fracassantes de Bernard Kouchner, pour qui, le projet du PS comporte plusieurs « aberrations », comme l'abrogation de la loi Fillon sur les retraites, et le retour à la retraite à 60 ans. Il pointe également des « contresens » comme « la renationalisation d'EDF » ou encore « la suppression de la franchise de 1 euro sur les consultations médicales, symbole même de la responsabilisation des citoyens ».

Selon lui, « la gauche française souffre d'une forme de frilosité qui tourne au conservatisme », reprochant ainsi au PS de n’être « qu’un vieux parti habitué à ses combats et à ses slogans ».

Après de tels propos, on ne saurait trop inviter l’ancien ministre socialiste à rejoindre les rangs de l’UMP !