Ce mini-traité « reprendrait dans le projet de Constitution européenne les articles qui n’ont pas été l’objet de contestation durant la campagne référendaire en France » (ratifiés par nos partenaires européens), qui sont aujourd’hui indispensables « pour faire fonctionner de façon efficace et démocratique la grande Europe des 25 ».

Une Europe dont il a déploré que le pouvoir de décision soit aujourd’hui bloqué dans de nombreux domaines. Et de citer l’exemple « de la lutte contre le terrorisme, où pour acter d’une décision au niveau européen, il fallait l’accord des 25 ministres de la Justice et des 25 ministres de l’Intérieur des 25 Etats membres ». Un immobilisme « qui a conduit Nicolas Sarkozy à créer le G5 ».

En terme de calendrier, « l’élaboration de ce mini-traité pourrait être lancée au lendemain de l’élection présidentielle française » a expliqué le député européen appelant « à saisir l’opportunité de la présidence allemande de l’Union européenne, effective au premier semestre 2007 » à laquelle succèdera la présidence française, en 2008. Ce mi-traité, ratifié par les Parlements nationaux, pourrait s’appliquer au nouveau Parlement et à la nouvelle commission en 2009, année des élections européennes.

Autre sujet abordé par Nicolas Sarkozy, et « dont personne ne parle aujourd’hui », c’est celui du financement de l’Union européenne. « L’Union européenne n’est pas seulement en crise institutionnelle et politique, elle est aussi en crise budgétaire et financière » a affirmé Alain Lamassoure. Et de constater« que l’accord intervenu en décembre 2005, entre les gouvernements, sur les perspectives financières 2007-2013 n’assurera pas le financement de certains grands programmes européens (Galiléo, Erasmus,etc) ».

Parmi les autres thèmes prioritaires pour lesquels Nicolas Sarkozy a fait des propositions novatrices, il a cité les frontières de l’Union européenne, la politique de l’immigration, la politique de l’énergie, les grands choix de la politique de l’environnement et la politique de Défense.