De son côté Valérie Pécresse a relevé qu’un « certain nombre de grandes voix de la majorité se sont élevées cette semaine pour appeler à cette unité pour gagner, unité pour la victoire : Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, a appelé fermement et vigoureusement à l’union ; Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, a dit fort justement que nous ne devions pas nous tromper d’adversaire. Notre adversaire, c’est la gauche ! »

Pour Luc Chatel, « la seule phrase » que l’UMP souhaite « retenir de Jean-Louis Debré, c’est la phrase qu’il a prononcée le 6 décembre 2005 » : « au début de l’année 2007, nous soutiendrons un candidat en espérant d’ailleurs qu’il n’y en aura qu’un. Comme l’a affirmé le Premier ministre, ne parlons pas d’investitures, ne parlons pas de primaires mais du choix démocratique que feront le moment venu au début de l’année 2007 l’ensemble des militants UMP dans des conditions qui sont définies et qui sont claires. Et il faut en rester là …». « Et bien nous resterons-là » a conclu le porte-parole de l’UMP.

« Dans le même esprit d’unité », Valérie Pécresse a retenu « une phrase de Michèle Alliot-Marie prononcée le même jour à ce même bureau politique »: « je fais mienne de ce qui a été dit tout à l’heure, et qui a été répété par Jean-Louis Debré à l’instant, je fais mienne l’idée que si c’est possible, avoir un seul candidat, ce serait un signal fort qui serait donné non seulement à nos électeurs, mais aussi à l’ensemble des Français ».

« Avoir un seul candidat, oui bien sûr c’est possible. C’est possible si nous jouons collectif et si nous respectons les règles du jeu » a assuré Valérie Pécresse.

Luc Chatel a appelé « à tirer les enseignements du sondage TNS Sofres réalisé pour le Figaro, RTL et LCI du 16 octobre qui doit nous alerter sur un certain nombre de points » : « le premier est que Nicolas Sarkozy est de loin le mieux placé pour cette élection présidentielle, le deuxième enseignement est que, comme dans toute élection présidentielle, ce combat sera difficile ». Enfin troisième enseignement : « l’éventualité d’une deuxième candidature à droite et au centre ne permet pas à notre famille politique de ratisser plus large et d’augmenter son score global », ni d’ailleurs « d’affaiblir ni le Parti socialiste, ni l’UDF ».