"Pour nous la République ce n’est pas la droite, ce n’est pas la gauche, ce sont tous les Français. J'affirme qu’on affaiblit la République quand on cherche à abaisser l’autorité de l’Etat. On affaiblit la République quand on dénigre la nation. On affaiblit la République quand on soutient ceux qui violent la loi, ceux qui squattent le bien d’autrui, ceux qui veulent avoir tous les droits sans respecter les droits des autres. On affaiblit la République quand on s’efforce par tous les moyens de ruiner la morale de l’effort et du mérite, quand on transforme le citoyen en assisté, quand on confond l’égalité avec l’égalitarisme, la solidarité avec l'assistanat. On affaiblit la République quand on la livre aux corporatismes et aux clientélismes, quand on l'abandonne aux communautarismes. A ceux qui veulent l’ordre sans le mouvement, je dis que la République est un idéal de progrès, et que dans un monde qui change la République immobile est vouée au déclin. (...) Dès lors, mon projet est simple : Je veux construire une nouvelle relation avec les Français, faite de vérité, de respect de la parole donnée, de confiance. Je veux un nouvel Etat, une nouvelle nation, une nouvelle République."

Son discours a également été un plaidoyer au service de l'idée de l'unité :

- l'unité à l'intérieur de l'UMP :

"Je veux l'unité. Je suis le garant de l'unité. Et s'il le faut je serai unitaire pour tous les autres."

-Mais aussi l'unité de la République française dans son ensemble :

linguistique : "La France veut garder vivantes les langues et les cultures d’origine et les langues et les cultures régionales, parce que c’est une richesse et parce que la francité c’est quelque chose en plus, pas quelque chose en moins, une adhésion, pas une amputation.Mais je n'accepterai jamais qu’il y ait en France des enfants qui n’apprennent pas le Français, qu’il y ait en France des enclaves linguistiques ou des citoyens qui seraient autorisés à utiliser une autre langue que le Français dans leurs rapports avec l’administration."),

religieuse : "La France est prête à organiser le dialogue entre l’Etat et les grandes religions, elle veut que tous les croyants puissent prier dans des lieux de culte convenables, elle veut que les croyances de chacun soient respectées, mais elle ne veut renoncer ni à la liberté d’expression - les menaces contre un enseignant sont un scandale - ni à la laïcité. )"

ou encore territoriale : "Je veux l’égalité des territoires devant le service public. Je veux que les services publics reviennent dans les quartiers en difficulté. Je veux que les services publics restent présents dans les zones rurales." (...) " La décentralisation est une nécessité pour que l’action publique se rapproche des citoyens.(...)Mais il est hors de question que la France devienne un Etat fédéral. Il est hors de question que renaissent des féodalités locales et des principautés, hors de question que les territoires riches deviennent toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres, ou que la citoyenneté devienne à géométrie variable, hors de question que l’unité nationale et l’égalité qui en est la clé de voûte soient remises en cause par quiconque."

Nicolas Sarkozy propose aux français pour 2007 un pacte pour construire une France nouvelle qui redonne vigueur et modernité au modèle républicain.