Contrairement au parti socialiste, Nicolas Sarkozy a pour objectif de mettre fin au financement des dépenses d’assurance maladie par l’endettement public. L’annulation du déficit de l’assurance maladie est en effet une exigence éthique, parce que rien n’est plus injuste que de faire supporter aux générations futures le manque de courage politique, en leur demandant de payer non seulement leurs dépenses de santé, mais également celles de leurs aînés. Il ne peut y avoir de maîtrise durable des dépenses d’assurance maladie sans agir sur les abus et les gaspillages. Balayer cette question d’un revers de main comme le fait le parti socialiste, c’est en effet tout simplement passer à côté d’un sujet qui représente, de l’avis même de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), plusieurs milliards d’euros pour la seule médecine de ville (généralistes, spécialistes, médicaments).

Les tickets modérateurs, à commencer par le forfait hospitalier créé par la gauche, n’ont jamais permis d’apporter une réponse à la hauteur des enjeux. La loi du 13 août 2004 a au contraire constitué une première étape pour réduire ces abus et ces gaspillages. L’introduction d’un forfait de 1 euro non remboursable par l’assurance maladie et les assurances complémentaires a, en effet, contribué à la réduction du déficit de l’assurance maladie, qui a été divisé par près de 2 entre 2004 et 2006.

Il est cependant aujourd’hui indispensable d’aller plus loin et de manière encore plus juste, afin que les personnes les plus malades ne payent pas en plus un forfait plus lourd. C’est l’objectif de la franchise proposée par Nicolas Sarkozy, qui vise à laisser à la charge des familles les premiers euros des dépenses annuelles en consultations médicales ou en examens biologiques. Contrairement à ce que déclare le parti socialiste, cette franchise ne s’appliquera pas pour les ménages les plus modestes. Sur ce point comme sur d’autres, le parti socialiste est pris encore une fois en flagrant délit de mauvaise foi. La seule lecture de l’interview de Nicolas Sarkozy dans le journal Le Monde permet de le constater.

La franchise sera ensuite progressivement réduite au fur et à mesure de la réduction du déficit de l’assurance maladie, pour que les usagers soient intéressés au rétablissement des comptes sociaux. Ce système, fondé sur la responsabilité, l’éthique et l’équité, est indéfiniment préférable à la hausse permanente des cotisations d’assurance maladie ou de la CSG, qui pèse sur le travail, déresponsabilise les usagers et, au final, revient à accepter que le déficit soit une ressource naturelle de l’assurance-maladie.