La candidate socialiste a promis à son auditoire de « tout casser ». En entendant certains de ses propos, notamment ceux qu’elle a tenus, samedi soir, aux Abymes, les Français ont surtout eu l’impression que c’était la République que Mme Royal voulait « casser ».

Certes, la candidate socialiste est restée une fois de plus dans le flou, en refusant de se prononcer concrètement sur d’éventuelles évolutions du statut de la Martinique et de la Guadeloupe. Mais en affirmant de façon démagogique que « ce n’était pas de Paris qu’on devait gouverner », elle a laissé entendre très clairement sa préférence pour un projet fédéraliste si ce n’est autonomiste. Décidément, Mme Royal a une conception bien étrange de la République et de l’Histoire de France.