segolene

Quant « Mme Royal prétend reprendre le flambeau de Nicolas Hulot », elle « commet en même temps un grossier contresens » affirme le conseiller politique de Nicolas Sarkozy. Et de relever que « les porte-drapeau des écologistes ne réclament pas de réduction de la production nucléaire. Ils savent, en effet, que le nucléaire est une énergie propre ne produisant aucun gaz à effet de serre ».

Ramener la part du nucléaire à 50% impliquerait de « trouver d'autres sources énergétiques ». « Or, l'utilisation de turbines à gaz, le moyen le plus classique, équivaudrait à émettre 128 millions de tonnes de CO2 supplémentaires, soit 21 % de plus que l'objectif de Kyoto ! » estime le conseiller politique de Nicolas Sarkozy. Et de relever : « si on compensait la part du nucléaire par l'éolien, il faudrait construire pas moins de 60 000 éoliennes supplémentaires ! Et y adjoindre des centrales à gaz, qui - elles - sont polluantes, pour assurer un fonctionnement en continu... ».

En outre, l’ancien ministre délégué à l’Industrie souligne que « les propositions de Ségolène Royal reviendraient à fermer 21 réacteurs nucléaires sur les 58 en fonction actuellement », ce qui entraînerait la suppression « de plus de 20 000 emplois directs ».

Quant à la fermeture des deux réacteurs de Fessenheim (Haut-Rhin), elle est « injustifiée » et « prématurée » ». D’abord parce que « l'Autorité de contrôle de la sûreté nucléaire, organisme totalement indépendant, ne signale aucun problème ». Ensuite parce que cette même autorité « doit procéder à une nouvelle inspection en 2008-2009 et il y a une forte probabilité pour que l'activité soit prolongée de dix ans ».

« Les Français sont-ils prêts à voir leur facture d'électricité exploser ? » s’interroge Patrick Devedjian qui rappelle « que le mégawatt produit par le nucléaire revient en moyenne à 35 € : c'est moitié moins que pour l'éolien et huit fois moins que le photovoltaïque ».

Enfin, il juge peu crédible la proposition de Ségolène Royal de renationaliser EDF pour la fusionner avec GDF. Au moins pour deux raisons. La première est « qu’au cours actuel d'EDF, l'Etat devrait débourser quelque 15 milliards d'euros, ce qui est très coûteux ». La deuxième : « si cette fusion avait lieu, le groupe se trouverait en position de monopole en Europe, et Bruxelles le forcerait à céder des tranches nucléaires à des concurrents ». « Et là, ce serait totalement absurde ! » conclue le député des Hauts-de-Seine.