C’est pourquoi nous devons faire le choix d’un homme ou d’une femme sur sa capacité à constituer une majorité présidentielle multipolaire rénovée, capable de bousculer les idées reçues et les partis préconçus, une majorité présidentielle différente des majorités parlementaires traditionnelles. Cette nouvelle géographie politique ne découlera pas de combinaisons d’appareil, mais sera la conséquence de la confrontation des idées, des projets et des compétences pour construire les réformes futures, à partir de nos valeurs.

Première valeur : l’intransigeance sur la dette et le déficit. Ces onze cents milliards d’euros de dette grèvent chaque jour un peu plus l’avenir des Français. Alors que chaque parent espère transmettre à ses enfants de quoi affronter l’avenir, collectivement nous gageons leur futur en rendant leurs charges immaîtrisables. La rigueur de l’engagement de Nicolas Sarkozy nous paraît constituer ici la meilleure des défenses.

Deuxième valeur : revaloriser le travail et l’entreprise. Il ne s’agit pas d’opposer ici les dividendes à l’investissement, ni d’hypocritement s’indigner des résultats des entreprises du CAC 40. Au contraire. Il s’agit « seulement » de rappeler que l’un comme l’autre ne sont rendus possibles que par la grâce du travail et l’ingéniosité de l’Homme. Bien sûr, il faut réhabiliter l’entreprise, sans laquelle on ne créé pas de richesses. Bien sûr, le profit n’est pas un pêché, mais il faut marier le libéralisme à l’humanisme. La réhabilitation de la valeur travail constitue depuis toujours une constante de nos courants de pensées. Il nous faut donc tirer aujourd’hui les conséquences de la radicalisation du Parti socialiste sur ses positions les plus conservatrices, qu’il s’agisse de la généralisation des 35 heures ou d’un certain nombre de promesses, que nous jugeons peu crédibles, notamment en matière de salaire minimum.