Madame Royal inquiétante pour la France
Par Cybermilitant UMP, vendredi 4 mai 2007 à 10:43 :: The Go Show :: #664 :: rss
Interview de Jean-Pierre Raffarin / France 2 – mercredi 2 mai 2007
Avant de parler du grand débat de ce soir, un mot sur le meeting d’hier soir au Stade Charlety, de S. Royal, 60 000 personnes selon le parti socialiste. Comment vous réagissez aux propos qu’elle a tenu ?
D’abord c’était un concert meeting, il y avait la partie concert, gratuite, de manière à racoler quelque peu. Je trouve d’abord que sur l’ambiance, ça sentait un peu, en effet, mai 68, je n’oublie pas que c’est à Charlety, en mai 68, que Mendès-France a été, je dirais dévoré, par F. Mitterrand pour la suite ça a été très important et...
Il y a un vrai débat sur mai 68, S. Royal défend l’héritage, N. Sarkozy l’attaque et quel est votre sentiment là-dessus ?
Mon sentiment, c’est que "Il est interdit d’interdire", a fait beaucoup de dégâts et je pense que N. Sarkozy a raison quand il dit que dans l’école, mieux vaut J. Ferry, c’est-à-dire : le maître est meilleur que l’élève, que mai 68, c’est-à-dire : l’élève est l’égal du maître. Je pense qu’il y a un certain nombre de principes d’autorité, qui sont nécessaires dans une République et que ces vraies valeurs ont été un peu bousculées par mai 68 et donc...
Mais S. Royal dit que ce sont aussi des avancées sociales importantes ?
Mais les avancées sociales, ne sont pas dans l’esprit mai 68. Qui a fait les avancées sociales ? C’était Pompidou et d’une certaine manière le parti communiste ou une gauche qui s’est battue pour l’augmentation du SMIC. C’était plus une gauche qui se battait à l’époque pour un certain nombre de revendications populaires, alors que mai 68 a, quelque part, la dimension d’une révolution, la première révolution bobo quoi ! C’était je pense en effet une étape de notre histoire qui a plus été une sorte d’agitation bourgeoise, plutôt qu’une véritable révolte populaire. Et donc je pense que là, il y a un vrai clivage et il est clair que N. Sarkozy est dans le camp du populaire.
Alors sur le débat de ce soir, vous connaissez bien les deux candidats, S. Royal parce qu’elle dirige la région où vous êtes élu. N. Sarkozy parce qu’il a été votre ministre, quelles sont les qualités de l’un et de l’autre ?
Je pense que N. Sarkozy a de la profondeur, il a une vision et s’il réussit à ce que ce débat soit un débat de projets, de vision, il peut en effet, faire en sorte que ce débat soit à son avantage. Madame Royal a le goût de l’instinct, le goût de l’instant, elle n’a pas de profondeur, ni dans la vision, ni dans l’analyse et donc je crois que c’est un élément très important du débat. Au fond, N. Sarkozy a un diagnostic et il a des propositions cohérentes. Il veut revaloriser le travail et il pense qu’il faut détaxer les heures supplémentaires pour que celui qui veut gagner plus, puisse travailler plus. Madame Royal, elle a finalement un manque de diagnostic et puis ses propositions sont au fond contradictoires. Elle dit qu’il faudrait désendetter, mais elle propose des dépenses supplémentaires, elle dit qu’il faudrait une France qui rayonne dans le monde et qui ait une technologie forte et sur le secteur numéro un de notre industrie, très souvent, qui est le nucléaire, elle veut un moratoire. Au fond, c’est un peu l’action contre le moratoire. Qu’est-ce qu’elle nous propose ? Sur la réforme des retraites, la mise à plat, quand vous avez fait la somme avec madame Royal, des mises à plat, des moratoires, vous, vous apercevez que son projet c’est plutôt l’immobilisme. Donc pour moi, ce débat, c’est un peu celui de l’efficacité, de l’action contre l’immobilisme et contre une certaine forme d’impuissance.
Un débat comme celui-là, ça peut changer le cours de l’élection présidentielle ?
Franchement, je ne le crois pas. Je pense qu’aujourd’hui, les Français observent cette campagne électorale avec déjà du temps derrière eux. Ils ont pu comparer les qualités de l’un, les qualités de l’autre et je pense que le débat peut agir à la marge. Mais je ne pense pas que ça soit forcément déterminant.
S. Royal disait que N. Sarkozy devrait "assumer son bilan". Est-ce qu’il devra assumer aussi le bilan de J.-P. Raffarin ?
Ecoutez, il faut comparer Raffarin et Jospin, on a baissé le chômage, il l’a fait augmenter. Nous avons maîtrisé la délinquance : moins 9 %, lui, il l’avait augmenté de plus 16 %. Il a mis un déficit public et c’est lui qui est à la base de l’endettement avec un déficit public de 49 milliards, ce qui est quand même très important, alors que nous, nous l’avons ramené à 36. On a fait 13 milliards d’économies, donc je veux bien qu’on compare Raffarin et Jospin avec D. de Villepin, bien sûr, ces cinq années-là. Mais parlons aussi projet, le projet c’est Sarkozy contre Royal, donc il y a deux débats, le bilan c’est nous, avec Jospin, le projet c’est lui avec Royal. Et en matière de projets, je pense qu’il a plus de choses à dire. Vous n’avez pas été frappé de voir qu’à Charlety dans ces circonstances, elle aurait pu présenter son projet, parler de sa France, non des attaques, en permanence, des attaques personnelles contre N. Sarkozy et souvent elle radicalise ses attaques, elle essaie de le caricaturer voire de le diaboliser.
Donc vous dites la brutalité, c’est du côté de S. Royal et pas du côté de N. Sarkozy ?
Je pense que ceux qui la connaissent bien, savent que derrière un visage souriant, il y a une vraie forme de brutalité. D’ailleurs, regardez, est-ce que vous voyez des gens de droite qui vont voter à gauche ? Non, mais vous voyez des gens de gauche qui vont voter à droite, monsieur Gluksman, monsieur Besson, monsieur Hanin, monsieur Séguéla. Des gens qui connaissent madame Royal et donc qui ont des inquiétudes, quant à madame Royal. Je pense que celle qui est inquiétante pour la France, c’est madame Royal.
J.-M. Le Pen n’a pas donné de consigne de vote ou plutôt il a dit qu’il fallait s’abstenir. Est-ce que ça change la donne ?
Je ne le pense pas. Parce qu’au fond les Français sont à maturité politique aujourd’hui et donc les orientations d’un leader ne sont pas déterminantes, pour les citoyens et au fond que ce soit l’un ou que ce soit l’autre ce ne sont pas les indications de vote qui font le vote de l’électeur. De même que F. Bayrou a voulu, dans cette campagne, faire part de son projet encore au second tour, je pense que les électeurs centristes, analysent les projets et prennent leur décision librement.





Commentaires
1. Le vendredi 4 mai 2007 à 11:09, par TISTAN
2. Le vendredi 4 mai 2007 à 18:01, par molay22
3. Le vendredi 4 mai 2007 à 18:01, par molay22
4. Le vendredi 4 mai 2007 à 20:40, par Sego presidente
5. Le vendredi 4 mai 2007 à 22:44, par lysa
6. Le vendredi 4 mai 2007 à 22:45, par lysa
7. Le samedi 5 mai 2007 à 14:50, par ben
8. Le samedi 5 mai 2007 à 17:35, par yaniik
9. Le samedi 5 mai 2007 à 17:37, par SURF
10. Le samedi 5 mai 2007 à 17:47, par kemosebi
11. Le lundi 7 mai 2007 à 12:03, par michele
12. Le lundi 7 mai 2007 à 18:38, par kemosebi
13. Le lundi 7 mai 2007 à 18:44, par roro
14. Le lundi 7 mai 2007 à 19:25, par michele
15. Le lundi 7 mai 2007 à 20:46, par kemosebi
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