Tout en restant fidèles aux valeurs qui ont présidé à la création de l’Europe, il a appelé à tirer les leçons de tous ces échecs et « mettre davantage de politique », « davantage de protection » « et davantage d’humanité à l’intérieur des politiques qui intéressent les citoyens » dans les domaines comme « l’énergie, l’environnement, l’éducation, la recherche ». « L’Europe doit protéger en même temps qu’elle doit se faire entendre. La protection, ce ne sont pas seulement les emplois dont il s’agit, contre des produits qui rentrent chez nous en étant fabriqués au mépris de toutes les règles environnementales ou sociales. C’est la protection contre le réchauffement climatique, c’est la protection contre l’insécurité, c’est la protection contre l’influence des autres » a-t-il fait valoir.

L’Europe ne doit « pas être ni sous-traitante de l’économie chinoise ou américaine ni sous influence ». « Moi je n’a pas envie que l’avenir de mes enfants se fasse à Wall Street ou se défasse à Pékin » a-t-il confié. « Il faut préserver cette force européenne ou la reconstituer. Et dans cette force, il faut que la France soit là ». Il a rappelé que « depuis deux ans, depuis que les Françaix ont voté non au référendum (…) notre influence s’est réduite, a été limitée, parce que le autres ne nous ont pas compris ». Et de conclure : « quand Nicolas Sarkozy dit que la France est de retour, il faut que la France reprenne sa place, car l’Union européenne dont nous sommes l’un des fondateurs doit avoir la France en tête ».