Le point sur les adhésions

L’UMP compte à cette date 331 011 adhérents à jour de cotisations, contre 267 024 l’année dernière, à la même époque. Le « rythme des adhésions ne se dément donc pas », a souligné Yves Jégo

Vote sur la réforme des statuts : un vif succès

Yves Jégo a rappelé que le congrès dématérialisé avait pris fin ce week-end. 95,8% des votants ont approuvé l’aménagement des statuts. Le bureau politique du 25 septembre prochain procédera à l’élection du secrétaire général et des deux secrétaires généraux adjoints. De plus, la liste des candidats à la vice-présidence du conseil national sera arrêtée. Celle-ci sera soumise au vote du conseil national du 6 octobre où 3 personnalités devraient être élues pour constituer, avec les trois secrétaires généraux, la direction collégiale du mouvement.

UMP : un rôle en amont du gouvernement

Patrick Devedjian a précisé que le rôle de l’UMP est de se situer « en amont du gouvernement ». Il ne s’agit en aucun cas de « contraindre » le gouvernement, mais de « lui donner de la liberté de manœuvre. »

Présentation des conclusions du rapport du groupe de travail sur la TVA sociale présidé par Jérôme Chartier

A la fin du mois de juin, Jérôme Chartier, député du Val d’Oise, avait été chargé par Patrick Devedjian de conduire une réflexion sur la faisabilité de la TVA sociale. Trois mois plus tard, il présente les conclusions du groupe de travail composé d’experts qu’il a présidé.

Jérôme Chartier a tout d’abord souligné que devant un financement extrêmement complexe de la sécurité sociale, il était absolument nécessaire de « clarifier l’ensemble ».

Il est parti d’un triple constat : « le déficit commercial se dégrade », « les taux de marges sont faibles et en stagnation » et l’impact des délocalisations s’accélère à vive allure. En un mot, « la France n’est plus attractive pour l’emploi et la production ».

De plus, elle se trouve mal placée dans la compétition fiscale européenne pour les salaires.

Pour remédier à la situation, le groupe de travail préconise de réduire le volume des charges qui pèsent sur les salaires.

- Ainsi, sur le long terme, il faudrait faire « évoluer la fiscalité française en fonction de l’environnement fiscal européen » car ce sont les pays européens qui sont nos premiers concurrents. - A moyen terme, un allègement de dix points du volume des charges pesant sur les salaires devrait être mis en place. - Et à court terme, la TVA pouvoir d’achat devrait être mis en œuvre : elle se traduirait par un transfert de 3,15 points de cotisations de la part salariale vers la TVA, soit 14 milliards d’euros de recettes supplémentaires. Cette TVA permettrait de redonner directement 14 milliards de pouvoir d’achat aux salariés.

Ce rapport, remis entre les mains de Patrick Devedjian, fera l’objet d’une large concertation qui associera le Conseil économique et social, pour inspirer éventuellement «un projet de loi autonome de la discussion budgétaire ». Sur ce sujet, il faut prendre le temps de la réflexion », a souligné Jérôme Chartier.