Une direction collégiale au complet

Les conseillers nationaux ont élu à 86,3% la nouvelle équipe des vice-présidents du Conseil national de l'UMP : Jean-Pierre Raffarin, premier vice-président, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie, vice-président. Ils auront en charge de faire vivre le débat interne. Jean-Pierre Raffarin entend en faire "une instance où se fait le débat", où "le président trouve ses alliés les plus solides". Il faut "revaloriser le parlement du parti", a-t-il déclaré.

Cette vice-présidence vient parachever la nouvelle direction collégiale, déjà composée d'un secrétariat général, élu le 25 septembre dernier par le bureau national. Celui-ci est présidé par Patrick Devedjian, assisté de deux adjoints, les députés Philippe Cochet et Dominique Paillé.




Les municipales sous le signe de l’ouverture

Le Conseil national a adopté à une large majorité (80,8%) une motion posant le principe d'"ouverture" de ses listes municipales à des candidats de la "diversité" et "issus d'autres sensibilités politiques". L'UMP s'engage ainsi à "constituer des listes municipales qui accueilleront, non seulement de jeunes candidats et des candidats représentatifs de la diversité sociologique mais aussi des personnes d'autres sensibilités politiques dès lors qu'elles accepteront de porter le même projet municipal". Par ailleurs, Jean-Claude Gaudin, président de la Commission nationale d'Investiture, a présenté la "charte des dix commandements" de l'UMP pour les municipales de mars 2008. "En 2001, nous avons conquis 35 villes de plus de 30.0000 habitants" et "2001 sera la référence. Nous sommes là face à un véritable défi. Les socialistes sont beaucoup moins affaiblis sur nos territoires qu'ils ne le sont, rue de Solferino", a-t-il averti, insistant sur le fait qu’il faut "donc préparer au plus tôt" ces élections. Il a souligné la nécessité de "soutenir et relayer l'action du président de la République et du Premier ministre", d’"ouvrir", et d’"organiser les débats locaux sur les préoccupations profondes des Français".

La réforme des institutions en débat

Pendant plus d’une heure, les conseillers nationaux ont débattu de la réforme des institutions. Le ministre Xavier Bertrand, Bernard Accoyer, Président de l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée, les députés Jérôme Chartier, Alain Gest ont notamment pris la parole. A l’issue des discussions, quatre résolutions ont été soumises au vote des conseillers nationaux et adoptées (voir le texte des motions en bas de page) : - Faut-il augmenter les pouvoirs du parlement ? (motion adoptée à 86,3%) - Faut-il améliorer la représentativité du Parlement pour mieux faire vivre notre démocratie ? (motion adoptée à 55,3%) - Faut-il améliorer le fonctionnement de la démocratie sociale ? (motion adoptée à 90,1%) - Faut-il limiter ou interdire le cumul des mandats ? (motion adoptée à 77%)

Ces débats marquent une étape supplémentaire et une orientation importante dans la poursuite de la réflexion de l’UMP sur la réforme des institutions. Une convention se tiendra en novembre pour conclure et faire des propositions.

Etre en avance sur les idées et l’explication des réformes

Patrick Devedjian s’est félicité des débats de ce Conseil qui se sont tenus dans une grande liberté de parole et sans a priori et qui montrent bien, comme l’avait souhaité le Président de la République, qu'il n'y a pas de question taboue à l'UMP. Il a rappelé que l’UMP devait être "imaginative, vivante, enthousiaste" et "proposer sans cesse de nouveaux défis".

Prenant ensuite la parole, Jean-Pierre Raffarin a défini les trois principales missions de l’UMP : - Etre l’allié du Président de la République ; - Etre dans un premier temps à l’avant-garde du gouvernement pour préparer les orientations qu’il prend et, dans un second temps, expliquer les réformes. Il s’agit d’ « être au rendez-vous de l’explication et du soutien ». - Contribuer au renouvellement des cadres de la nation et de la démocratie locale ; pour cela, « l’UMP doit ressembler à la France ».




« Réformer globalement et dans un même élan »

Le Premier ministre François Fillon a clôturé cette matinée de débats. Il a rappelé que depuis cinq mois, les engagements pris pendant la campagne deviennent jour après jour réalité : « dire ce que nous allons faire et faire ce que nous avons dit : ce fut notre pacte, et nous le respectons ». Et le gouvernement va continuer sur ce chemin : « nous allons aller plus loin parce que les Français nous le demandent » et parce que « l’intérêt national nous interdit d’attendre ». Insistant sur la méthode, François Fillon affirme nécessaire de « réformer globalement et dans un même élan pour que l’ensemble des mesures atteignent, le plus vite possible, leur plein rendement : c’est notre obligation et notre objectif ».