C’est la première fois dans l’histoire politique qu’un parti de gouvernement se présente à des élections législatives sans projet, sans programme et avec comme unique espoir de limiter les dégâts. Les déclarations des différentes personnalités du Parti socialiste montrent qu’ils n’ont aucune illusion sur l’issue du scrutin. C'est la guerre de succession qui est ouverte aujourd'hui au Parti socialiste. La nuit du 17 juin sera très longue. Une nuit des longs couteaux est en préparation au PS. Encore une fois, l’UMP déplore et regrette l’absence de projet alternatif de la part du Parti socialiste.
En écoutant Ségolène Royal ce week-end, « on a l'impression d'assister au retour d'un jeu scénique d'une star, qui serait la suite d'un film à succès sur la Croisette en décalage avec la réalité » a ironise le député de Haute-Loire.
Madame Royal n'a « visiblement fait aucun travail de remise en question et mené aucune analyse de ce qui est, qu'on le veuille ou non, un des échecs les plus cinglants de la gauche » a déclaré Laurent Wauquiez à l’AFP. « Ségolène Royal n'amène pas la gauche à travailler sur des idées nouvelles, elle préfère un numéro de tout communication auto-centré sur sa personne » a-t-il poursuivi. C'est un travail de scénarisation et non pas de proposition pour les législatives qu'elle entreprend. Elle se situe finalement entre le flou artistique et le déni de réalité politique » a-t-il dit.
Les gouvernements de Jacques Chirac ont doublé en cinq ans le nombre d'enfants handicapés dans les écoles.
Les chiffres
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
1. C’est la loi du 11 février 2005 qui a prévu l’inscription de droit des enfants handicapés dans l’école de leur quartier. Cette loi est la première grande loi sur le handicap après celle de 1975. Toutes les associations en ont salué les avancées. Mme Royal et le parti socialiste ont voté contre cette loi.
2. Le nombre d’enfants handicapés scolarisés dans les écoles « ordinaires » est passé de 89 000 à 160 000 entre 2002 et la rentrée 2006.
3. Le nombre d’auxiliaires de vie scolaire qui les accompagnent est passé de 4 700 à 8388, soit une augmentation de 80%.
Interview de Jean-Pierre Raffarin / France 2 – mercredi 2 mai 2007
Avant de parler du grand débat de ce soir, un mot sur le meeting d’hier soir au Stade Charlety, de S. Royal, 60 000 personnes selon le parti socialiste. Comment vous réagissez aux propos qu’elle a tenu ?
D’abord c’était un concert meeting, il y avait la partie concert, gratuite, de manière à racoler quelque peu. Je trouve d’abord que sur l’ambiance, ça sentait un peu, en effet, mai 68, je n’oublie pas que c’est à Charlety, en mai 68, que Mendès-France a été, je dirais dévoré, par F. Mitterrand pour la suite ça a été très important et...
Dès le soir du premier tour, François Bayrou a fait le pronostic de la victoire de Nicolas Sarkozy. Il parie sur l’échec et l’implosion du Parti Socialiste, ce qui lui permettrait de devenir le leader de l’opposition. D’où ses excès contre Nicolas Sarkozy.
Ségolène Royal a toujours méprisé les centristes, notamment dans sa région mais elle joue son va-tout en espérant que la confiture ministérielle attirera l’électeur centriste.
Ségolène Royal nous a habitués pour des raisons de tactiques politiciennes à des allers-retours permanents sur beaucoup de sujets. Sur l’immigration, elle a proposé de régulariser les « sans papiers », leurs parents, leurs grands-parents avant de revenir sur sa position affirmant qu’il fallait régulariser au cas par cas. Sur les 35 heures, elle a proposé une généralisation reconnaissant dans le même temps que l’instauration des 35 heures avait dégradé la situation des salariés. Sur les impôts, elle a nous a promis 18 milliards d’euros supplémentaires plus une nouvelle contribution sociale généralisée pour finalement annoncer qu’il n’y aurait aucun impôt supplémentaire.
Voilà un candidat éliminé, par la constitution, du 2ème tour de l'élection présidentielle qui prétend continuer à y jouer les premiers rôles, tout en refusant de dire pour qui il votera !
Il suggère de participer aux débats en proposant des rendez-vous télévisés aux deux candidats choisis par les Français pour accéder aux plus hautes fonctions de la République. Manifestement, il pense être le seul digne de les occuper. Il navigue entre l'incongru et le pathétique. S'appropriant un droit qu'il n'a pas obtenu dans les urnes. Et l'obstination semble lui tenir lieu de légitimité. Comme il n'est pas antipathique, personne ne semble l'alerter sur le surréalisme de son comportement .
Fabien de Sans Nicolas, Président des Jeunes de l’UMP, se félicite d’être rejoint par le Président du MJS, Razzie HAMADI, et par le Président de l’UNEF, Bruno JULLIARD, dans la dénonciation du « contrat première chance » proposé par Madame ROYAL dont la facture sera salée pour l’Etat et la jeunesse.
La réaction des jeunes de gauche, décidément en délicatesse avec Madame ROYAL, conforte les Jeunes Populaires dans leur opinion : la candidate PS s’est bel et bien coupée de la jeunesse.
Ce n'est pas parce que c'est la dernière ligne droite de la campagne qu'il faut que Mme Royal perde ses nerfs. Ce n’est pas le moment d’injurier l’un ou l’autre de ses adversaires. Quand Nicolas Sarkozy dit que Madame Royal a utilisé le mot « ignoble », c’est une vérité. Madame Royal est dans une période de tension extrême. Les Français veulent un débat sur le fond, sur les idées. Ils ne souhaitent pas que les candidats commencent à s'invectiver. Mme Royal ne doit pas perdre son calme et sa sérénité.
Madame Royal l’a promis : elle ne veut pas de retour à l’assistanat socialiste. Elle l’a juré : fini la déresponsabilisation.Dans le même temps et avec un aplomb incroyable, elle multiplie les promesses de contrats aidés de toute sorte à l’attention des jeunes : 500.000 emplois tremplin subventionnés, prise en charge par l’Etat de la totalité du salaire et des charges pendant 6 mois pour l’embauche par des PME de jeunes diplômés et pendant un an pour l’embauche par les entreprises artisanales et commerçantes n’excédant pas cinq salariés des jeunes non diplômés.Les Jeunes Populaires, par la voix de leur Président, Fabien DE SANS NICOLAS, dénoncent cette maladie décidément « royaliste » de croire qu’être jeune est une maladie qu’il faut soigner à coup de subventions, d’assistanat et de déresponsabilisation.
Bernard Accoyer a ironisé au cours d’un point presse sur les derniers voltes face de Ségolène Royal.
« Nous sommes profondément interrogatifs quant à ce qui se passe chez nos adversaires politiques et avec leur candidate. Celle-ci multiplie les messages contradictoires, qu'il s'agisse des 35 heures, de la Nation, de l'immigration, nous ne savons plus exactement quel est le contenu de ses propos » a déclaré le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.
La proposition de la candidate socialiste de régulariser tous les parents et grands parents sans papiers d’enfants scolarisés en France est une proposition irresponsable, inconséquente et faussement généreuse. La scolarisation est un droit dans notre pays. Ce qui signifie que n’importe quel enfant arrivant sur le sol français sera scolarisé.
L’UMP est choquée par le pas de deux et le double langage permanent de la candidate socialiste sur ses propositions et sur ses soutiens. Tantôt, elle met en avant les uns, tantôt elle met en avant les autres. Tantôt, elle est dans l’autonomie par rapport aux éléphants du PS. Tantôt, elle demande aux éléphants de voler à son secours. Sur sa proposition de créer une VIème République, l’UMP s’inquiète des risques des expériences hasardeuses proposées par Ségolène Royal qui conduiraient à modifier considérablement nos Institutions alors que les problèmes de fond ne sont pas là. Car à l’inverse de Nicolas Sarkozy, la candidate socialiste oublie d’évoquer les réformes de fond.
Lors de son passage sur i-télé aujourd’hui, la candidate socialiste appelée à commenter les décisions liées à la restructuration industrielle d’Airbus a donné une nouvelle preuve de sa méconnaissance des dossiers.
En effet, elle n’a pas hésité à déclarer que la gestion de l’entreprise aurait été meilleure si les salariés avaient été associés à son conseil d’administration ! La candidate du Parti socialiste ignore-t-elle que le conseil d’administration d’Airbus France compte deux représentants des salariés ?
Une fois encore, la députée de Melle propose de faire ce qui existe déjà à savoir associer les salariés aux décisions stratégiques des grandes entreprises.
Dimanche dans Le Parisien, la prétendue « démocratie participative » de madame Royal est enfin apparue pour ce qu’elle est en réalité : une démarche marketing qui masque mal une grande méfiance à l’égard des Français, des dirigeants de PME et de l’Etat Républicain :